En Floride

Mardi 22 avril 2008
Les US, c'est très grand...
Tout est si grand d'ailleurs que ton vélo atteint rapidement ses limites (ou plutôt tes jambes atteignent leurs limites).
Jusqu'à présent, je parvenais à me faire traîner par les amis en voiture pour aller à droite ou à gauche. Grâce à cela, j'avais pu me rendre à plusieurs reprises à Cocoa Beach. Je m'étais aussi rendu à Tampa ou à Orlando.
En résumé, on se débrouille grâce au covoiturage.
Mais voilà, j'allais recevoir du monde dans les mois à venir, je devrais prendre ces invités à l'aéroport, les traîner à la plage, leur permettre de découvrir la région, etc...
Bref, il me fallait donc un moyen de locomotion. Deux options s'offraient à moi, la première, simple et sûre, la voiture de location et la seconde, plus compliquée et risquée, l'achat d'une occasion.
Pour 1 mois et demi de location, le moins en cher en location me coûterait tout de même au minimum et sans l'essence 1300 à 1400$... Sans l'espoir de revoir ces sous, l'auvergnat en moi crie !
L'occasion, entre 1400 et 2500$, est une option assez dangereuse, les voitures étant souvent des épaves en dessous de 1200$ et difficile à revendre ensuite. De plus, il fallait assurer le véhicule, l'immatriculer, courir à droite et à gauche. Mais si je parvenais à trouver le good deal, je pourrais certainement récupérer les 3/4 voire la totalité du prix de la voiture.

Eh bien pour une fois, j'avais décidé de prendre des risques.
Le 21 Avril, je découvris qu'un jeune étudiant bientôt "graduate" voulait vendre sa Pontiac Firebird dans les meilleurs délais.
Sachant que l'occasion valait le coup, je décidais d'essayer l'engin au plus vite avant qu'il ne me passe sous le nez.
Le lendemain matin, je m'étais donc rendu chez le jeune homme pour constater que la voiture avait certes une peinture bien abîmée et un tableau de bord fendu, mais qu'elle roulait bien et que le moteur tournait rond.
Après quelques essais, de nombreuses questions, je décidais de m'engager. Nous rejoignîmes donc le service des immatriculations pour procéder à la "passation de pouvoir" qui s'effectua après une longue attente et quelques signatures.
Ensuite direction une compagnie d'assurance, fermée lorsque nous arrivâmes pour cause de lunch.
Avant la réouverture, je me décidais donc à obtenir mon permis de conduire floridien pour remplacer mon permis international (qui ne semblait pas suffisant pour plus de 2 mois).
L'assurance fut contractée en quelques minutes ensuite et je pense bien m'être fait un peu avoir car la dame avait joué la carte de l'embrouille de fort belle manière.
Enfin, nous retournâmes au service des immatriculations avec l'ensemble des papiers pour obtenir les plaques.
Ce fût long et fatiguant, mais j'avais ainsi parlé anglais plutôt technique toute la journée et fait l'expérience des procédures américaines (parfois un peu déconcertantes).


Après cette journée pleine d'aventures, j'étais de retour au bercail avec l'occasion du mois. On voit sur la photo l'état de la peinture, mais c'était vraiment pas un problème pour pépé (Même s'il se disait que sa 4L avait quand même de la gueule au pays aussi)

























Voilà donc comment en deux jours, on pouvait devenir le propriétaire d'une voiture aux US Lucette !

Faut parfois sauter sur les occasions et mettre de côté ses habitudes de ponot...

Puis comme je ne sais pas si tu auras un jour l'occasion de te mettre au volant de la voiture que conduisait papy, je te mets une photo permettant de t'imaginer la chose. (Avec une superbe vu du lecteur de K7, collector selon Gourdin)


Cependant, et parce que ton grand père aimait souffrir, la voiture et son gros moteur gourmand ne prendrait la route que pour les grands moments...
Les aller-retour à l'université seraient effectués au "cheapest gas price" de la ville, la volonté et une paire de cuisses sur un deux roues !
Par Batou
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Dimanche 13 avril 2008
Lucette, je me chargerai de te faire un second bilan plus tard car l'heure était à la planification...
Il fallait donc sortir les agendas, on n'allait pas y passer la nuit mes louloutes !

Dans les mois qui suivaient il fallait caser plusieurs événements, certains dont les dates pouvaient varier, d'autres qui imposeraient de véritables prises de décision.
En tête de liste, car je ne pouvais pas faire autrement, il y avait le Red Bull Air Race.
Pour ta culture et si tu n'as rien d'autre à faire, voici une petite vidéo de présentation de la chose



2 dates disponibles et 2 destinations plutôt variées et plus ou moins exotiques, San Diego du 3 au 4 Mai ou Detroit  (à prononcer Ditroy) du 31 Mai au 1 Juin. Le facteur temps m'imposait le choix plus raisonnable de Detroit (God damn it, je serais bien allé à SD).
A prévoir donc plusieurs choses... Dans l'ordre approximatif suivant : Trouver des billets pas chers, se dégoter un moyen de transport entre l'aéroport et downtown, se loger, se nourrir, faire la navette entre le site de la compétition et l'hôtel.
Premier constat : Le budget va prendre une belle claque !
Deuxième constat : Detroit, c'est loin...
Première conclusion : Ne serait-il pas bon d'en profiter pour flâner dans la région. Chicago, NY, Toronto, ce genre de villes serait accessible.
Deuxième conclusion : Le budget me ramènera bien vite à la raison.

Plus proche de Melbourne mais tout aussi important, le dernier lancement durant mon séjour ici :

Date: May 16
Mission: GLAST
Launch Vehicle: United Launch Alliance Delta II
Launch Site: Cape Canaveral Air Force Station - Launch Complex 17 - Pad 17-B
Launch Window: 11:45 a.m. to 1:40 p.m. EDT
Description: An heir to its successful predecessor -- the Compton Gamma Ray Observatory -- the Gamma-ray Large Area Space Telescope will have the ability to detect gamma rays in a range of energies from thousands to hundreds of billions of times more energetic than the light visible to the human eye. Radiation of such magnitude can only be generated under the most extreme conditions, thus GLAST will focus on studying the most energetic objects and phenomena in the universe.


Ensuite, il fallait planifier la venue de plusieurs personnes et si possible éviter de se retrouver avec trop de monde d'un coup.
La soeurette devait se pointer un jour ou l'autre mais elle ne savait pas encore quand.
Au programme : Miami certainement, le sud de la Floride peut-être et en local, plage et sorties diverses etc... Fonction des fonds disponibles, du temps libre. Puis NY si vraiment on venait à trouver LE good deal.

Les parents qui allaient enfin sortir de la poussière des travaux de la maison de campagne, des corrections de copies et de la grisaille auvergnate.
Au programme : Certainement la même chose que pour la sister.

Gourd' qui lui devait venir 10 à 15 jours au cours de la deuxième partie du mois de Juin.
Tcheub, qui devait peut-être passer par la Floride avant de quitter définitivement les States, il était vraisemblable qu'il vienne en même temps que Gourd'... C'était même le but !
Au programme : Sorties, découvertes des pubs locaux (on n'y réchapperait pas), Miami certainement, NY pour eux, je resterais certainement au Bercail.
À prévoir : Beaucoup de patience et un peu de raison, vu les antécédents des 3 lascars... une fois réunis, ça pourrait donner un grand n'importe quoi alors prudence. (Illustration des propos ci-dessous avec les 3 lascars incriminés, déguisés à l'arrache et semant un peu la panique dans le parc Universal. Espagne 2004)



Euh... Non, faut pas déconner non plus
Voici la véritable photo



On s'en tenait là pour la programmation des mois à venir, les autres projets n'étaient pas encore assez avancés pour être évoqués. Il y avait aussi quelques événements pour moi, comme le week-end du 19 Avril et une "Party" sur le thème 80's...

Pour résumer, quelques grands moments d'histoire se profilaient à l'horizon.


Par Batou
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Samedi 22 mars 2008
Tu sais ma petite Lucette, tu auras comme ton grand père un certain nombre de rêves au fil des années. Certains en font une liste et tâche de rayer toujours plus de lignes, à la recherche d'un bonheur certes éphémère mais qui aura eu le mérite de les faire vibrer un instant au moins.
Je n'ai jamais su faire cette liste pour diverses raisons, plus ou moins valables d'ailleurs. Pourquoi toujours courir après quelque chose quand il suffit parfois de profiter des opportunités qui se présentent ?
Ce voyage à l'étranger, je ne le classais pas particulièrement dans mes rêves.
J'étais assez casanier, j'aimais mon petit chez moi et la sécurité qu'offrait mon entourage. Je les aime toujours, mais je les considère à présent sous un autre angle.
Ce voyage était la construction d'un rêve, brique à brique, sans forcer le destin. En profitant ainsi simplement de chaque instant, j'avais la sensation de vivre un des moments les plus palpitants de mon existence. Le dépaysement n'était pas le seul facteur, il y avait l'obligation de s'ouvrir aux autres, d'aller vers les gens ne serait-ce que pour les petites choses du quotidien, de découvrir d'autres points de vue...
Dans les galères, tu redécouvres souvent la bonté humaine et tout ce qui peut te faire croire en l'humanité, malgré les à priori que tu avais.
Et puis finalement, il y a toujours la perspective de retrouver les vertes prairies du petit village au fin fond de l'auvergne, de revoir enfin les montagnes et les gens que tu aimes.

Tout ça pour en venir aux faits suivants...

S'il y avait un rêve que j'aurai pu avoir, c'était celui de voir une fusée décoller, me retrouver baigné dans la lumière des propulseurs, les yeux brillants d'émotion me rappelant les heures passées encore tout gamin devant l'étoffe des héros et les documentaires retraçant l'aventure spatiale. J'avais réussi à devenir pilote et l'un des premiers rêves insufflés par ces histoires hors du commun s'était réalisé.
A présent, j'étais en Floride, à moins de 20 minutes de Cape Canaveral, et je pouvais replonger quelques années en arrière, en regardant un engin surpuissant signer les cieux d'une traînée majestueuse.


La navette américaine Endeavour avec sept membres d'équipage à son bord avait quitté le pas de tir mardi 11 Mars (2h28...) à destination de la Station spatiale internationale (ISS). Apparement un tel lancement nocturne ne s'était pas fait depuis 2006, donc un coup de chance pour le petit bougnat de voir ça !
Autant dire que ce petit fait insignifiant pour la plupart va me marquer à jamais, mais la prochaine étape reste cependant la rencontre avec certains ingénieurs de la NASA, avec visite des locaux mythiques...

Tu pourras constater Lucette qu'il y a quand même un problème avec les dates... Le lancement de la fusée était le 11 Mars et je n'ai écrit ce billet que le 22 Mars (très tard ou plutôt très tôt, heure locale) !
Malgré son désir de te faire partager son aventure, sache que le temps s'écoulait très vite ici et qu'il fallait bien que ton grand père pense à se reposer.
Il y avait eu de nombreux évennements, rapidement survolés plus loin, au cours de cette période floue de 3 semaines de silence. Les entraînements de Rugby, les premiers petits bobos insignifiants, le match Wales - France en compagnie des autres frenchies et de Zac à Sugar Mill


 suivi d'une véritable "Party" américaine


et de la Saint Patrick dans Downtown Melbourne
(Avec ses hordes d'amerloques bourrés, les concerts gratuits, les parades... Des fiestas de partout comme on en voyait peu en France, ou peut-être si, à Bayonne)

Bien sûr, le tout était toujours prévu à l'arrache comme on dit à l'Ifma, ce qui explique pourquoi je me retrouve en bleu lors d'une Saint Patrick (on dira que c'est l'exception culturelle française...)

J'ai passé toute la soirée avec des autocollants de lutins irlandais sur la tronche et je remercie encore Zac pour cela !
Si seulement les français avaient battu ces Gallois...


Des grands moments en résumé !!!

Je te laisse quelques photos qui ne proviennent pas de mon appareil, tu auras donc la chance de chercher où se trouve Charlie dans chacune de celles-ci !


Par Batou
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Samedi 1 mars 2008
Ma chère Lucette, je ne sais pas vraiment de quoi sera fait le futur du point de vue de la santé, mais de nos jours, c'est vraiment n'importe quoi aux États-Unis...
Bon, inutile de rentrer dans les détails, ce qu'il faut savoir c'est qu'il revenait très cher de se soigner correctement ici.
Tout ça pour en venir à la conclusion suivante : Il ne valait mieux pas se blesser et il était vraiment stupide de se risquer à des activités dangereuses.

Et pourtant, je n'ai pu m'empêcher d'envoyer quelques mails à un jeune du campus qui recherchait du monde pour organiser des petits matchs de rugby. Les deux autres français de mon département étant eux-mêmes très intéressés, on se vit embarqué le soir même en direction de Cocoa, 25 minutes de route de Melbourne pour aller à l'entraînement de l'équipe locale.

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Oui, oui... Une équipe de rugby, aux US. (Avec des mini-poteaux... Voir sur la photo de gauche au fond)

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Durant le trajet, nous papotâmes avec Zac, le fameux jeune précédemment évoqué. Originaire de Tanzanie, il jouait au rugby depuis qu'il était tout jeune. Il avait fait une partie de ses études à Melbourne en tâchant de continuer à s'entraîner. Bien heureusement pour lui, un club avait vu le jour en 1975 dans le coin.

Nous apprîmes ensuite que le coach de l'équipe n'était autre que l'entraîneur de l'équipe nationale américaine "junior", un Néo-Zélandais vraiment sympathique mais un tyran sur le terrain... La condition physique des pauvres joueurs de l'équipe étant jugée insuffisante à quelques jours d'un match contre l'équipe de Gainesville, "Coach" a fait courir tout son monde pendant 30 minutes, introduisant des pauses push-up (De bonnes vieilles pompes qui font mal aux bras)
Bref, on ne travaillait pas trop le jeux ballon en main, on fait essentiellement du physique avec quelques phases d'opposition bien musclées. Too bad !
On avait quand même pu percevoir la qualité de cette équipe notamment au travers de certains de ses joueurs et particulièrement Zac. Nous apprîmes au passage qu'il avait fait parti de l'équipe nationale des moins de 19 ans  en Tanzanie, un joueur doué et modeste.
D'ailleurs, il m'avait prêté sa veste car il faisait assez frisqué ce soir là, d'où la photo mémoire

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Bien heureusement, ce soir là, nous n'avions fait que regarder, mais l'entraînement suivant, il allait falloir se sortir les doigts comme on disait si poétiquement chez nous.
Après l'entraînement, nous avions suivi les joueurs au pub d'à côté où l'on avait pu parler rugby avec l'Irlandais de l'équipe, ici pour apprendre à piloter des hélicoptères. Nous nous étions d'ailleurs bien fait charrier à cause de la récente défaite des Français face aux Anglais (Qui n'étaient pas bien plus appréciés ici).

Pour éviter les soucis classiques, j'avais commencé à investir dans le matériel essentiel comme les chevillières et autres straps pour une somme modique. Ne manquait plus qu'une paire de chaussures à crampons et nous étions fin prêt pour aller se faire maltraiter.

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P.S :
Si un jour tu marches sur les traces de pépé et que tu veux voir par toi même le terrain d'entraînement, ne fais pas mumuse près du petit étang à côté du stade et ne t'imagines surtout pas que tu pourras aller récupérer les ballons perdus, l'eau regorge d'alligators...



















(Alexis à gauche et Thomas à droite dans la contemplation  du marais. "Sont où ces **tains d'alligators ?")
Par Batou
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Vendredi 29 février 2008
Une chose tres desagreable chez les ricains, c'est qu'ils n'utilisent pas d'accents, pas mieux pour les cedilles.

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Ainsi, leurs claviers sont detestables pour un europeen moyen (moi par exemple, meme si c'est assez flou comme definition). On parlera pas non plus de l'ordre des touches (QWERTY et non AZERTY)...
Je voulais donc illustrer ce defaut en dactylographiant ce petit article sur un des postes de l'universite.

Je modifierai par la suite ce billet afin qu'il soit lisible, mais pour l'instant je le laisse ainsi... ca montrera ma frustration !
C'est quand meme une plaie ces satanes claviers.
Par Batou
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Mercredi 27 février 2008
(Attention cet article contient des obscénités)

Cela faisait bientôt 3 semaines que j'avais débarqué sur le territoire américain et j'en venais déjà à tirer certaines conclusions. Bien sûr, pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais au moins on y voyait un peu plus clair.
Les galères semblaient appartenir au passé.
Pour le logement, la nourriture, les transports, je m'en sortais relativement bien et je devais bénir mes contacts ainsi que mon roommate pour cela...

Ma vie pouvait se résumer un peu à cette image (En sépia pour faire croire à une bonne vieille photo de grand père)

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  • Le passeport pour se déplacer un peu partout,
  • les clefs pour pouvoir se planquer chez soi parfois,
  • mon moleskine, pour me raconter ma propre vie et dessiner ce qui me passe par la tête,
  • enfin la tune car c'est bien la seule chose qui t'ouvre des portes ces derniers temps...
Côté budget, tout était encore bon d'ailleurs, on était dans les rails. Mes petits calculs sur les frais incompressibles me donnaient l'espoir de pouvoir malgré tout voir un peu du pays et faire quelques sorties dignes de ce nom.


Mais ma chère Lucette, point de vue de mon anglais, les choses n'avaient pas beaucoup bougé.
Certes, j'arrivais avec des bases correctes et une prononciation moche mais compréhensible pour un ricain.
L'ennui c'est qu'en sortant un peu avec les gens de l'université et le fait étant que ceux-ci étaient assez jeunes et fougueux, mon langage s'était vu enrichi d'une palette d'expressions inutiles et ne permettant pas d'entretenir une conversation...
J'avais, par exemple, acquis une certaine maîtrise de l'insulte d'outre atlantique grâce à un match de Hockey assaisonné (notamment l'emploi du "Douchebags", que j'écris en phonétique et dont je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire mais qui ne fait manifestement pas plaisir à entendre, ou encore les non moins célèbres "morons" et "Get the fuck out you son of a bitch')
Je savais aussi interpeller l'autochtone avec des expressions telles que : "What's up fellow!"
Outre cela, je commençais à posséder un vocabulaire sans faille permettant de décrire l'évolution de pales de rotor dans un fluide, ce qui m'interesse pour le travail mais qui ne donne pas lieu à des discussions enflammées autour d'un verre... ou même en sortant les poubelles !
J'imaginais mal des discussions du genre avec le voisin :

- Hey, what's up you moron!
(Et ouai... mais on m'a toujours dit d'appliquer ce que j'apprends, je fais comment autrement pour introduire la discussion)
- What do you think of the momentum theory? Awesome, isn't it?
- Oh yeah, Have a nice day crazy bi****


Non, ce n'était pas possible...
Alors j'avais commencé à faire des efforts sur le choix des expressions à employer, en tâchant de me référer aux discussions que je pouvais avoir avec les collègues plutôt qu'à ce que j'entendais au quotidien dans la rue...
Mais je gardais quand même tout ça sous le coude, ça pouvait servir !
Par Batou
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Dimanche 24 février 2008
Je suis un radin d'auvergnat... Alors faut pas me promettre des trucs du genre !
On me dit concert GRATUIT, donc je jubile même si je ne connais pas le nom du groupe...

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Thirdeyeblind en l'occurence

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Résultat, un concert vraiment agréable, quelques "poches à vin", des types pas méchants et puis le public qui chante à tue-tête des trucs que je ne connais pas jusqu'à ce morceau que je reconnais.

Je crois l'avoir entendu un jour ou l'autre sur les ondes françaises...


Par Batou
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Dimanche 24 février 2008
Comme l'industrie du cinéma ne fait pas assez de pognon... 
Bien, je sens que tu veux que je modifie ma phrase ma petite Lucette, disons :
Comme l'industrie du cinéma ne fait jamais assez de pognon (ça va mieux là, non ?), certains grands groupes tels qu'Universal ont décidé de trouver un moyen de rendre leurs produits encore plus rentables.
La solution : Le merchandising...
Certes, mais Lucas a trouvé ça depuis bien longtemps. Et puis c'est pas suffisant !
On veut pouvoir s'en mettre plein les fouilles et de toutes manières, il nous faut un vrai temple de la marque, pas seulement quelques produits dérivés vendus à l'arrache par-ci, par-là.

Qu'est-ce qui pourrait attirer les foules, tu le sais Lucette ?

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Des Roller coaster a la mémoire des grands succès produits, des jeux de toutes sortes dans des décors de films, des parades, des monstres et une ambiance féerique.

Les jeunes sont les premiers visés et les très jeunes forçent le pas aux adultes qui pourront toujours se venger sur les bières en vente partout. On implique toute la famille du coup, bien vu, hein !

D'ailleurs y'a aussi des moins jeunes, comme Andrea, qui aiment se faire prendre en photo avec leur personnage préféré...

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Voilà le secret !

undefined Puis tu contrains les gens à rester dans le parc où tu vas fixer les prix à ta guise, bien vu encore.
Vous voulez sortir pour aller acheter une boisson moins chère chez le concurrent, ok...
Mais faudra payer pour re-rentrer.

Bon, j'ai eu la possibilité d'aller au parc pour 30$ voyage compris grâce à l'assoc des étudiants du FIT (Il faut savoir que c'est extrêmement plus onéreux d'y aller autrement). 30$ pour se balader librement, essayer chaque montagne russe, manger, avec l'aller et le retour à Orlando).



Et pour ce même prix, je pouvais voir des monstres

J'ai beau être un peu critique vis-à-vis de ces parcs d'attractions, là je veux bien tenter le coup.
Et j'en ai eu pour mon argent.
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 Pour ce qui est du divertissement, ils savent y faire les américains. Tu en prendras plein les mirettes si tu as l'occasion d'y aller pour cette somme modique !

Bon, je conseille à ceux d'entre vous qui auront l'occasion d'y faire un tour, de tester l'attraction Spiderman...

Les décors y sont vraiment sympa, et l'attraction en elle-même est assez époustouflante. L'utilisation des lunettes 3D est remarquablement bien gérée, des projections de gouttelettes d'eau à l'apparition d'un monstre aquatique ou le plafond s'embrasant pour reproduire des effets de chaleur. En trois mots : vraiment très impressionnant !

La plupart des autres attractions utilisent des astuces du genre, le but est clairement de tromper les sens et de procurer des sensations. Et ça marche !!

Voilà, bien qu'il soit déplorable que des grandes sociétés poussent ainsi à l'extrême leurs stratégies "récolte pognon" dans ce genre d'endroit, on peut cependant y passer des moments vraiment agréables et réanimer un peu de notre âme d'enfant.
Fortement conseillé si vous avez de bonnes réductions, un coeur solide, pas de douleurs dorsales, que vous n'êtes pas enceinte et que Bob l'éponge est votre pote...

Par Batou
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Samedi 23 février 2008
undefined Tu ajoutes quelques bourrins sur des lames que tu lances à vive allure : tu obtiendras un résultat surprenant.
La fusion de la danse sur glace, du golf, du rugby et de la lutte greco-romaine.

Cette chose assez étrange se nomme "Ice Hockey", et même si ça existait en France, ça restait petit comparé à l'engoument que ça génèrait ici.

Bon, au FIT comme un peu partout en Floride, ce n'est pas le sport qui arrivait en tête de la liste, donc il n'y avait pas trop de monde ce soir...
Mais si l'équipe en valait la chandelle, ça ronronnait fort dans les tribunes !!
Là encore, pas de bol, les résultats des Panthers étaient vraiment pas flamboyants cette saison.
(dernier match, 1-4. Une telle déculottée à domicile... Les gens avaient vécu l'évennement comme une visite chez le proptologue)

Ce fameux jour, on avait donc beaucoup hurlé et on en avait profité pour insulter l'équipe adverse, en français s'il vous plaît !
Le "tête de gland" lançé par la délégation française à la vue d'une erreur d'arbitrage, a même été repris en coeur et en version phonétique approximative "teyte duglan" par tout le public... Qui ne savait pas ce qu'il raconté  !
Pas grave, ce fut jouissif à entendre.

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Menée 3 à 1 à la fin du second tier, on s'attend encore à une belle branl**, cependant le jeune Moline, dont je ne connais le nom que grâce au maillot est revenu au 3ième tier avec le couteau entre les dents. Il marque deux buts consécutifs et permet à l'équipe de retrouver espoir.
Fin du 3ième tier, l'égalité s'est incrémentée d'un point à 4-4. Les prolongations se jouent et ne voient aucun but !
Vient alors les un-contre-un, avec un joueur attaquant seul le gardien. Moment de haute tension car l'équipe va peut-être remporter le match ce qui lui permettra aux joueurs de marcher la tête haute dans les allées de l'université.
Mais le sort s'acharne et ce sont les têtes de gland qui l'emportent sur un petit but minable marqué à l'arrache.

Bref, la victoire n'y était pas, mais le spéctacle valait  vraiment le détour.

Au passage chère Lucette, si tu vas voir un match de Hockey un jour dans ta vie, fais attention aux "palets volants", ça pourrait être le meilleur moyen de perdre toutes tes dents.

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Enfin, une autre chose !
Il fait froid dans une patinoire... Or le reste du temps, t'es froqué comme un touriste en Floride.
Alors pense à amener une petite laine avec toi et fais pas comme ton imbécile de grand-père, mets des véritables chaussures.

Illustration de mes strings de pied, une nouvelle espèce de "nike air Jerusalem"... A déconseiller dans les patinoires

Par Batou
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Jeudi 21 février 2008
En parallèle de la découverte de l'université dans laquelle j'allais passer le plus clair de mon temps, j'ai donc cherché durant quelques jours un endroit où dormir... Car squatter c'est bien, mais c'est pas top !

J'ai finalement trouvé une annonce qui convenait à peu près à ce que je cherchais après avoir visité certains appartements qui laissaient franchement à désirer.
Si tu recherches un logement aux US, soit prudente ma chère Lucette. Les appartements ne sont pas dessinés pour accueillir une personne seulement, tout est assez démesuré ici (Rien qu'en voyant les voitures à ton arrivée à l'aéroport, tu comprendras). Ainsi, les colocations constituent vraiment la réponse idéale.
Pour une somme raisonnable, je serais le roommate de Nickolay, un jeune d'origine Bulgare qui travaille dans une boite fournissant les militaires tout en prenant des cours au FIT et d'un autre jeune qui était encore au Brésil à cet instant.

La chose est que tu ne sais pas forcément si tu vas pouvoir supporter ton coloc.
Bien heureusement, je suis tombé sur un gars fort agréable, propre, discret et qui avait une super voiture pour m'emmener faire les courses. Bien sûr, 300 chevaux sont peut-être un peu trop pour aller acheter de la salade et des bananes, mais tant pis, difficile de résister au bruit du moteur...

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On peut sans doute faire entrer ça dans la catégorie que j'affectionne tant, les jackylandais.

Revenons à nos moutons ! undefined
Voici quelques images de l'endroit où j'ai vécu durant mon séjour aux US.
En commençant par l'entrée. Ici, c'est la salle de jeux avec billiard, table de poker ou jeux de fléchettes.
C'est assez sympathique, après une bonne journée de travail de se faire une petite partie !

Ensuite, on arrive dans le salon et la salle à manger, une grande salle à vivre très agréable, avec de superbes fauteuils, qu'une fois que t'es assis dedans, tu te demandes si tu parviendras un jour à te relever...

La télé gadget, immense et Haute Définition, histoire de se faire des soirées larves devant des navets survitaminés. Bien heureusement, là encore, mon roommate à de très bons goûts en termes cinématographiques de second degré et l'on a pris grand plaisir à revoir certains classiques sanglants.
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J'ai pu apprendre que tout cela appartenait à mon colocataire...
Ici, on achète à crédit et à gogo. La voiture vaut une petite fortune, tout comme la moto, mais la maison c'est une autre histoire.
Cependant, les salaires semblent suivrent pour les jeunes même fraîchement diplômés (Nickolay n'a commencé à travailler dans sa boite que deux ans auparavant et son salaire lui permet vraiment des extravagances...)

Bref, il fait bon vivre dans cette maison et l'ambiance est vraiment bonne, alors que demande le peuple ?



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Puis on a un petit backyard calme et reposant, où l'on peut se faire quelques passes de "soccer" (D'ailleurs qu'est-ce qu'ils sont allés donner le nom de football à un sport où ils utilisent à peine les pieds... Y'a des choses du genre chez les ricains que je ne comprendrais jamais)


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Je pense que je ne devrais pas tarder à organiser un petit barbeuck histoire de fêter l'anniversaire des 2 semaines de ma venue ici ! (tous les prétextes sont bons)
En échange de ça, j'irai squatter la piscine des autres français du coin. Ce n'est qu'un échange de bons procédés.

 
Par Batou
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