Mardi 22 avril 2008
Les US, c'est très grand...
Tout est si grand d'ailleurs que ton vélo atteint rapidement ses limites (ou plutôt tes jambes atteignent leurs limites).
Jusqu'à présent, je parvenais à me faire traîner par les amis en voiture pour aller à droite ou à gauche. Grâce à cela, j'avais pu me rendre à plusieurs reprises à Cocoa Beach. Je m'étais aussi rendu à Tampa ou à Orlando.
En résumé, on se débrouille grâce au covoiturage.
Mais voilà, j'allais recevoir du monde dans les mois à venir, je devrais prendre ces invités à l'aéroport, les traîner à la plage, leur permettre de découvrir la région, etc...
Bref, il me fallait donc un moyen de locomotion. Deux options s'offraient à moi, la première, simple et sûre, la voiture de location et la seconde, plus compliquée et risquée, l'achat d'une occasion.
Pour 1 mois et demi de location, le moins en cher en location me coûterait tout de même au minimum et sans l'essence 1300 à 1400$... Sans l'espoir de revoir ces sous, l'auvergnat en moi crie !
L'occasion, entre 1400 et 2500$, est une option assez dangereuse, les voitures étant souvent des épaves en dessous de 1200$ et difficile à revendre ensuite. De plus, il fallait assurer le véhicule, l'immatriculer, courir à droite et à gauche. Mais si je parvenais à trouver le good deal, je pourrais certainement récupérer les 3/4 voire la totalité du prix de la voiture.

Eh bien pour une fois, j'avais décidé de prendre des risques.
Le 21 Avril, je découvris qu'un jeune étudiant bientôt "graduate" voulait vendre sa Pontiac Firebird dans les meilleurs délais.
Sachant que l'occasion valait le coup, je décidais d'essayer l'engin au plus vite avant qu'il ne me passe sous le nez.
Le lendemain matin, je m'étais donc rendu chez le jeune homme pour constater que la voiture avait certes une peinture bien abîmée et un tableau de bord fendu, mais qu'elle roulait bien et que le moteur tournait rond.
Après quelques essais, de nombreuses questions, je décidais de m'engager. Nous rejoignîmes donc le service des immatriculations pour procéder à la "passation de pouvoir" qui s'effectua après une longue attente et quelques signatures.
Ensuite direction une compagnie d'assurance, fermée lorsque nous arrivâmes pour cause de lunch.
Avant la réouverture, je me décidais donc à obtenir mon permis de conduire floridien pour remplacer mon permis international (qui ne semblait pas suffisant pour plus de 2 mois).
L'assurance fut contractée en quelques minutes ensuite et je pense bien m'être fait un peu avoir car la dame avait joué la carte de l'embrouille de fort belle manière.
Enfin, nous retournâmes au service des immatriculations avec l'ensemble des papiers pour obtenir les plaques.
Ce fût long et fatiguant, mais j'avais ainsi parlé anglais plutôt technique toute la journée et fait l'expérience des procédures américaines (parfois un peu déconcertantes).


Après cette journée pleine d'aventures, j'étais de retour au bercail avec l'occasion du mois. On voit sur la photo l'état de la peinture, mais c'était vraiment pas un problème pour pépé (Même s'il se disait que sa 4L avait quand même de la gueule au pays aussi)

























Voilà donc comment en deux jours, on pouvait devenir le propriétaire d'une voiture aux US Lucette !

Faut parfois sauter sur les occasions et mettre de côté ses habitudes de ponot...

Puis comme je ne sais pas si tu auras un jour l'occasion de te mettre au volant de la voiture que conduisait papy, je te mets une photo permettant de t'imaginer la chose. (Avec une superbe vu du lecteur de K7, collector selon Gourdin)


Cependant, et parce que ton grand père aimait souffrir, la voiture et son gros moteur gourmand ne prendrait la route que pour les grands moments...
Les aller-retour à l'université seraient effectués au "cheapest gas price" de la ville, la volonté et une paire de cuisses sur un deux roues !
Par Batou - Publié dans : En Floride
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