Ma chère Lucette, je ne sais pas vraiment de quoi sera fait le futur du point de vue de la santé, mais de nos jours, c'est vraiment n'importe quoi aux États-Unis...
Bon, inutile de rentrer dans les détails, ce qu'il faut savoir c'est qu'il revenait très cher de se soigner correctement ici.
Tout ça pour en venir à la conclusion suivante : Il ne valait mieux pas se blesser et il était vraiment stupide de se risquer à des activités dangereuses.
Et pourtant, je n'ai pu m'empêcher d'envoyer quelques mails à un jeune du campus qui recherchait du monde pour organiser des petits matchs de rugby. Les deux autres français de mon département
étant eux-mêmes très intéressés, on se vit embarqué le soir même en direction de Cocoa, 25 minutes de route de Melbourne pour aller à l'entraînement de l'équipe locale.
Oui, oui... Une équipe de rugby, aux US.
(Avec des mini-poteaux... Voir sur la photo de gauche au fond)
Durant le trajet, nous papotâmes avec Zac, le fameux jeune précédemment évoqué. Originaire de Tanzanie, il jouait au rugby depuis qu'il était tout jeune. Il avait fait une partie de ses études à
Melbourne en tâchant de continuer à s'entraîner. Bien heureusement pour lui, un club avait vu le jour en 1975 dans le coin.
Nous apprîmes ensuite que le coach de l'équipe n'était autre que l'entraîneur de l'équipe nationale américaine "junior", un Néo-Zélandais vraiment sympathique mais un tyran sur le terrain... La
condition physique des pauvres joueurs de l'équipe étant jugée insuffisante à quelques jours d'un match contre l'équipe de Gainesville, "Coach" a fait courir tout son monde pendant 30 minutes,
introduisant des pauses push-up (De bonnes vieilles pompes qui font mal aux bras)
Bref, on ne travaillait pas trop le jeux ballon en main, on fait essentiellement du physique avec quelques phases d'opposition bien musclées. Too bad !
On avait quand même pu percevoir la qualité de cette équipe notamment au travers de certains de ses joueurs et particulièrement Zac. Nous apprîmes au passage qu'il avait fait parti de l'équipe
nationale des moins de 19 ans en Tanzanie, un joueur doué et modeste.
D'ailleurs, il m'avait prêté sa veste car il faisait assez frisqué ce soir là, d'où la photo mémoire
Bien heureusement, ce soir là, nous n'avions fait que regarder, mais l'entraînement suivant, il allait falloir se sortir les doigts comme on disait si poétiquement chez nous.
Après l'entraînement, nous avions suivi les joueurs au pub d'à côté où l'on avait pu parler rugby avec l'Irlandais de l'équipe, ici pour apprendre à piloter des hélicoptères. Nous nous étions
d'ailleurs bien fait charrier à cause de la récente défaite des Français face aux Anglais (Qui n'étaient pas bien plus appréciés ici).
Pour éviter les soucis classiques, j'avais commencé à investir dans le matériel essentiel comme les chevillières et autres straps pour une somme modique. Ne manquait plus qu'une paire de chaussures
à crampons et nous étions fin prêt pour aller se faire maltraiter.
P.S :
Si un jour tu marches sur les traces de pépé et que tu veux voir par toi même le terrain d'entraînement, ne fais pas mumuse près du petit étang à côté du stade et ne t'imagines surtout pas que tu
pourras aller récupérer les ballons perdus, l'eau regorge d'alligators...
(Alexis à gauche et Thomas à droite dans la contemplation du marais. "Sont où ces **tains d'alligators ?")